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Animula Vagula Blandula

Le jardin secret d'Hadrien

Moi

Moi ? C'est moi. Bon allez quelques infos : je suis un mec venu de France à New York il y a presque sept ans maintenant. Je bosse dans la finance et un peu dans le commerce international. Ma famille fait du vin dans le bordelais. Bi ou homo ? je ne sais pas. J'ai vécu longtemps avec une fille mais depuis il n'y a eu que des garçons dans ma vie. D'abord pour le plaisir et puis l'amour et venu. Je voyage beaucoup, je joue du piano, j'écris des articles et je fais des photos. J'ai un chien et un chat. J'ai plein de copains hors milieu ici et en Europe. J'approche de la quarantaine et tant pis si ça commence à se voir. Je déteste les tricheurs. j'ai tous mes cheveux, toutes mes dents (moins deux fausses), je n'ai pas de ventre, peu de rides? Je suis myope mais je porte des lentilles. Je ne suis pas super beau, pas très grand mais pas gros non plus. Je fais attention à ma santé mais ma ligne ne risque rien - je ne grossis pas - c'est surtout ma santé mentale que je surveille : pas d'alcool ou très peu, peu de tabac, pas de substances chimiques ou hallucinogènes, pas de partouzes, pas de sorties dans les lieux enfumés européens ou malsains new yorkais. Je hais les pétasses, les folles, les sadomasos cuir et latex, les travelos, les gonzesses qui se fardent en mec et le contraire. Je suis croyant (pratiquant occasionnel), je suis snob, je ne suis pas con mais pas Enstein non plus. Je suis un privilégié et j'en suis content et notre vin est le meilleur du monde ! Bon pour finir : je n'aime pas Bush et Al Gore aurait dû être mon président, ce sera Obama j'espère parce qu'Hillary Clinton ne me plait pas. J'aimais bien Chirac le méchant sous des airs gentils mais je supporte mal le président Sarkozy (pas plus que la Royal) mais c'est le président et il peut changer les choses en France malgré tout. Ici à NY il y a un homme politique super génial qui est homo. rien à voir avec le maire de Paris qui est laid à faire peur mais qui fait du bon boulot je crois. Bon allez ça va comme portrait ? Mon pseudo c'est Hadrien parce que mon premier amour s'appelait Antinoüs et c'était à la Ville de Tivoli. en fait je suis passionné par l'antiquité et le livre de Yourcenar (les mémoires d'Hadrien donc) a hanté mon adolescence. Comme Montherlant, Peyrefitte, Matzneff et puis après Guibert et Savitzkaia. Voilà pour mes auteurs. Cinéma ? Pasolini un peu, Visconti beaucoup et Comencini. les italiens quoi.Et James Ivory et les bonnes comédies américaines de Billy Wilder ou anglaises aussi avec Ruper Everett que j'adore ou Hugh Grant que je trouve toujours génial. J'aime bien Bollywood aussi surtout quand ça chante en hindou ! J'aime être lu et vos commentaires sont les bienvenus sauf si c'est pour dégueuler des flots d'insanités ou d'injures.J'aime les mecs plus jeunes virils et tendres, imberbes et à la gueule d'ange. 
Marc dit Hadrianus

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Gramercy Tavern | 01 octobre 2007

Fred qui vient à New York la semaine prochaine avec son copain me demande quel est le meilleur restaurant du moment enfin je crois qu'il veut dire celui qui serait, à mon avis de français exilé dans la big apple, le plus new yorkais du moment. Sans hésiter je répondrai en citant mon favori depuis quelques mois : le Gramercy Tavern. Situé 42th East 20th street entre park avenue south et Broadway, à deux pas de Union Square, ce restaurant-brasserie chic existe depuis 1994 mais a été repris il y a peu et ne désemplit pas dempuis. C'est bon, l'atmosphère sympa bien qu'assez bruyante à certaines heures. Seul inconvénient : il a tellement de succès qu'il faut réserver longtemps à l'avance. à moins de connaître le maître d'hôtel.

Publié par Hadrianus à 18:34:06 dans Animula Vagula Blandula | Commentaires (0) |

Un imaginaire en construction | 01 octobre 2007

La Première Guerre mondiale, en révélant l'horreur du corps jeune sacrifié et mutilé, bouleversa les représentations et contribua à valoriser la beauté physique, porteuse d'avenir, symbole de régénération. L'après-guerre allait populariser une esthétique homoérotique androgyne incarnée par la figure du poète anglais Rupert Brooke, chantre du culte du corps et du retour à la nature, mort en 1915, et dont la beauté lumineuse avait été immortalisée par les photographies de Sherril Schell, alors que les poèmes de Wilfred Owen et Siegfried Sassoon évoquaient, avec pudeur, la fraternité des tranchées et la douleur de perdre ses compagnons dans l'horreur des combats.
La célébration du corps nu, sain, sportif, tel qu'il est représenté dans les revues naturistes et homosexuelles (Der Eigene) ou magnifié par les photographies d'Herbert List et Horst P. Horst, connut son apogée dans l'Allemagne de Weimar. Cet idéal homoérotique est alors associé au culte de la jeunesse, à la libération des moeurs et à la modernité berlinoise... L'affirmation de la fierté homosexuelle passait par une revalorisation du sexe et de la drague, et la recherche d'une certaine promiscuité.... La reconnaissance du plaisir sexuel, la revendication des pratiques longtemps considérées comme taboues (la msturbation, la sodomie, la fellation) marquaient une rupture dans les représentations : la justification du désir homosexuel ne passait plus obligatoirement par la négation du sexe et le recours au néo-platonisme...
La célébration du corps androgyne symbolisait, pour la jeunesse des années vingt, apolitique, américanisée, la rupture avec la génération qui avait entraîné le monde dans la guerre. Derrière cet effort d'indifférenciation, on pouvait lire la volonté d'effacer la distance entre les sexes, et de créer une beauté nouvelle, dégagée des stéréotypes...
Cependant, comme le remarque Klaus Mann : "En ces temps-là, certes, à cette époque d'innocence politique et d'exaltation érotique, nous n'avions aucune idée des potentialités et des aspects dangereux de notre mystique puérile de la sexualité. [...] [Nous ne voyions pas] que notre philosophie basée sur la "signification du corps" était parfois revendiquée par des éléments bien peu sympathiques." Dans les années trente, en effet, le nazisme sut récupérer à son profit la charge érotique sous-jacente à l'exaltation de la jeunesse virile, alors que l'idéal du corps "parfait" servait à illustrer la valeur de la race aryenne, par exemple dans le documentaire de propagande de Leni Riefenstahl, Les Dieux du stade (1936). La charge homoérotique des défilés de la SA ou de la SS, associée à la culture du Männerbund, explique en partie la fascination éprouvée par certains homosexuels à l'égard de l'esthétique nazie.
Extrait de « Mauvais Genre ? Une histoire des représentations de l'homosexualité », de Florence Tamagne, Collection Les Reflets du Savoir, éditions EdLM, Paris, 2001

 

Publié par Hadrianus à 16:43:33 dans Reflexion - Reflexion | Commentaires (0) |

Les garçons (suite). | 01 octobre 2007

No comment at all !

Publié par Hadrianus à 16:11:08 dans Animula Vagula Blandula | Commentaires (0) |

Les garçons. | 01 octobre 2007

J'ai beau m'acheminer vers la fin de ma trentaine (rassurez-vous les mecs, j'ai encore le temps avant de souffler mes 40 bougies), je me sens toujours et autant à l'aise et heureux avec les garçons, enfin ce que j'ai toujours appelé "les garçons", c'est à dire les individus de sexe masculin, pubères et conscients, zélateurs consentants de l'amour entre hommes mais souvent bi car je suis persaudé que c'est là la vraie nature du genre masculin, narcisses amateurs de la beauté de l'autre, lascives créatures, félins par essence, un rien machos, tendres comme un doughnut à la marmelade. Bref, les mecs entre 16 et 20 ans sont mes idoles. Bien sur je construis ma vie aujourd'hui avec un homme de 24 ans (qui en aura 25 dans deux mois) mais son corps, son esprit, la douceur de son regard aux longs cils, le grain si onctueux de sa peau, l'onctuosité de nos rapports et le délice de notre aventure au quotidien fait de lui un adolescent et par ricochet, j'en redeviens un aussi. Alors restons dans ce qui a motivé ce blog et qui le justifie : la beauté des garçons. Ce qui fit qu'un empereur au faîte de sa puissance mais lassé par le pouvoir et l'inanité des choses, vit son enthousiasme et son énergie renouvelés pas l'apparition un jour, par hasard d'un jeune st somptueux bythinien dont il fera un dieu. Antinoüs -du moins ce que nous en disent les portraits arrivés jusqu'à nous par les sculptures, les médailles et les descriptions littéraires, fut un parangon de beauté virile avec cette vénusté dont Montherlant et Matzneff ont su si bien parler. C'est cela que j'aime chez les individus du même sexe que le mien : leur jeunesse, leur vigueur récente à peine achevée, ces corps à la plastique parfaite qu'aucun poil disgracieux ne vient ternir. Ils sont des hommes selon la nature mais demeurent des enfants selon l'art.  

Publié par Hadrianus à 16:09:07 dans Animula Vagula Blandula | Commentaires (1) |

Brooklyn Botanical Garden | 01 octobre 2007

Ce parc est génial. J'adore y aller avec mon ipod, un bon bouquin et mon chien. C'est sublime. Il y a un jardin japonais, une roseraie, un jardin des herbes comme au Moyen-âge, des espaces comme en plein campagne. On y trouve un jardin dédié aux sonnets de Shakespeare et même un espace mis à la disposition des enfants pour y cultiver fleurs et légumes depuis 1912. C'est gcool, bien entretenu, tranquille. Si vous passez par ici, allez y faire un tour, cela cha,de de Central Park.

Publié par Hadrianus à 12:27:46 dans Animula Vagula Blandula | Commentaires (0) |