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Rob Lowe dans "Outsiders". Il a fait craquer des millions de filles et de garçons dans cette tenue... suggestive. L'image aurait été moins héroïque s'il avait été nu, mais cette serviette et ce petit renflement bien droit... Hmmm. mais je m'égare. Ce fut une de mes première émotions esthétiques avec le Satyricon de Fellini...
Publié par Hadrianus à 20:40:31 dans Animula Vagula Blandula | Commentaires (0) | Permaliens
Je rêve d'une ville couverte de neige où la circulation s'arrêterait, où dans le silence feutré des rues immaculées, nous pourrions nous promener, toi et moi.
Te souviens-tu de cet hiver à Paris. Nous étions assis à une table. Tu révisais tes partiels, je terminais une lettre. Soudain, en dépit de la nuit avancée, un silence inhabituel nous fit regarder par la fenêtre de la rue Poussin. Il avait neigé longtemps appremment. C'était magnifique. la lune, grosse et blanche répandait une lumière très pâle, mais dense aussi. Tout était recouvert, els voitures, les trottoirs, les poubelles... Nous nous sommes habillés le plus chaudement possible et nous avons dévalé les escaliers. Quel spectacle, le Bois de Boulogne comme un décor de film surréaliste, les rues vides, lisses. Te souviens-tu notre promenade : les champs Elysées, la Concorde, le Palais Bourbon, le Champ de Mars. Tout était blanc et vide. Les feux tricolores étaient les seules tâches de couleur parmi ce blanc. Je me souviens d'une jeune femme à une fenêtre près de l'Ambassade des Etats Unis... Nous avons marché toute la nuit.
Et cet autre hiver à New York, l'année avant le 09/11 qui rendit les amerloques hystériques. Nous avions voulu voir de là-haut ce que le blanc donnait, mais il y avait trop de monde. Tiens, je ne suis jamais monté en haut de ces horribles tours. Les avoir vu s'écrouler, au-delà de l'horreur ressentie, me fit regretter un instant de n'y être jamais allé. Tu connaissais un jeune steward qui travaillait là. Un étudiant en littérature française. Tu m'as dit qu'heureusement le jour de l'attentat, il était de repos...
Le dimanche avant notre retour, nous avions fait une longue ballade. Central Park était comme un coin de campagne abandonné. Tu te souviens le brunch au cub room sur Sullivan street, à l'angle de Prince street. On y avait retrouvé Georges et Fanny. Il faisait un temps magnifique. C'est là qu'ils t'avait présenté ce garçon.
Quand repartirons nous ensemble à New York. Avoir les clés de l'appartement dans sa poche et déambuler comme un vrai new yorker ! se la péter. C'était ton rêve non ? Je l'ai réalisé moi qui vit maintenant depuis edux ans ici, en plein milieu de la big apple... Mais avec toi j'aimerai aller n'importe où. Il y a un mois nous étions à Bruxelles et à Anvers, puis à Strasbourg. Nous avons fait tellement de route. Les nuits étaient belles encore.
Je vais raconter nos voyages : Rome, Venise, Naples,Capri, Tanger et Paris bien sûr et Saint Savinien, Jarnac et Limoges... Ce blog va devenir un guide touristique.
Publié par Hadrianus à 20:30:19 dans Animula Vagula Blandula | Commentaires (0) | Permaliens
Curieux, moi qui ai du sang juif, de ressentir depuis ma plus tendre enfance une forte inclination pour le rejeton des Antonins qui détrusit Jérusalem... Est-ce à cause de son amour pour Antinoüs ? Est-ce simplement à cause de cette belle édition des Mémoires que m'offrit mon père ?
Publius Aelius Hadrianus (Hadrien)
Né en Espagne, en 76 -Mort en Italie en 138
De la dynastie des Antonins
Hadrien est adopté par Trajan à la mort de son père. Les deux hommes sont issus des mêmes arrière-grands-parents et Hadrien épousera Sabine, la petite-nièce de Trajan. Il reçoit une solide formation intellectuelle et militaire et est envoyé faire ses premières armes dans les casernes éloignées de l'Empire.
Il accompagnera ensuite Trajan dans ses dernières campagnes, notamment contre les Parthes. Lorsque ce dernier meurt, en 117, Hadrien est âgé de 41 ans mais n'a pas le titre officiel d'héritier. Il faudra l'intervention de Plotine, veuve du disparu et peut être maîtresse d'Hadrien, pour faire admettre les prétendues dernières volontés de son mari.
Cette initiative légitimera post-mortem la prise du pouvoir d'Hadrien. Un complot ourdi par quatre sénateurs qui tentaient de s'opposer à cette décision sera sévèrement réprimé. Les premières années de règne sont marquées par l'abandon de la politique expansionniste de Trajan. L'Arménie et la Mésopotamie, trop exposées, seront abandonnées. Il gardera, par contre, la haute main sur la Dacie et l'Arabie.
Les frontières de l'Empire réduit son renforcées. L'empereur fait construire le Mur d'Hadrien en Grande-Bretagne, de l'embouchure de la Tyne au golfe de Solway, pour protéger la province romaine des invasions des Pictes d'Écosse. Le "limes" germanique fait également l'objet d'attentions particulières. D'une manière générale, les populations placées sous le contrôle de l'autorité impériale seront parfaitement encadrées et réprimées si le besoin s'en faisait sentir.
A plan intérieur, il divise l'Italie en quatre districts et remplace à leur tête des Sénateurs par quatre personnages consulaires. L'ensemble des édits en vigueur est compilé au sein d'un code baptisé Édit perpétuel et rédigé par le jurisconsulte Salvius Julianius. Les voyages d'Hadrien le conduiront à Lyon, vers 121/122, où il fera construire un nouvel aqueduc et restaurera le théâtre et l'amphithéâtre. Il se rendra ensuite à Nîmes qui bénéficiera de la construction d'une basilique en l'honneur de l'impératrice douairière Plotine qui l'avait aidée à accéder au trône.
Hadrien assistera à la divinisation de son favori, le bel Antinoüs, mort de noyade lors d'une croisière sur le Nil. Il passe les dernières années de sa vie dans la Villa Hadriana construite à Tibur pour héberger les reproductions des plus belles oeuvres d'art admirées au cours de ses voyages. Il fait construire à Rome le mausolée impérial (Moles Adriani) qui deviendra le Château Saint-Ange.
Le Judée s'embrase de nouveau entre 132 et 136. Certains historiens rapprochent cette situation du projet d'Hadrien qui consistait à édifier une ville grecque à l'emplacement de Jérusalem. Le mouvement insurrectionnel aurait pris naissance au sein des communautés esséniennes de la Mer Morte. Rabbi Akiba et Simon Bar Kochba (fils de l'Etoile), qui se prétendait descendant de David et revendiquait à ce titre le trône d'Israël, se seraient associés pour chasser les Romains de Terre Sainte. Les insurgés, qui avaient obtenu quelques succès au début de leur campagne, devront se retrancher dans la place forte de Bétar, près de Jérusalem. Le Fils de l'Étoile succombera durant le dernier assaut tandis que rabbi Akiba sera brûlé vif après avoir été torturé. Hadrien fera alors construire, à l'emplacement de la ville sainte dévastée, la cité gréco-romaine d'Aelia Capitolina, interdite aux Juifs. Il interdira, dans le même temps, la religion hébraïque. L'édit d'Hadrien sera abrogé par son successeur, Antonin, au cours de la première année de son règne.
L'Histoire Auguste, recueil anonyme et tardif (IVème-Vème siècle) de biographies impériales, nous a livré cette célèbre poésie de l'empereur Hadrien :
"Animula vagula blandula..."
Animula vagula, blandula,
Hospes comesque corporis,
Quae nunc abibis in loca
Pallilula, rigida, nudula,
Nec, ut soles, dabis iocos. .
Amelette, vaguelette, mignonnette,Très chère hôtesse de mon corps,
Et qui maintenant descend seulette
Dans des lieux livides et morts
Où jamais plus ne seras guillerette !
Publié par Hadrianus à 11:20:43 dans Animula Vagula Blandula | Commentaires (0) | Permaliens
Mais à quoi rêve-t-il au juste ? Et vous ?...
Publié par Hadrianus à 01:01:33 dans Clins d'oeil | Commentaires (0) | Permaliens
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